30 novembre 2005
Self portrait tuesday
Super concert d'Herman Düne avec Julie Doiron (une canadienne avec une voix jolie comme celle de Feist) puis de Metric (dont il faut saluer la performance scénique de la chanteuse mais la version live m'a un peu déçue. Je vous conseille d'écouter "Dead disco" ou "Succexy", ça donne la pêche le matin !). Et non je ne copie pas sur Innamorata en mettant mes tickets de concerts en ligne, c'est juste fortuit. Viva la musica !
27 novembre 2005
Y a pas de saison pour les lapins
Après
le lapin de Pâques, voici le lapin de Noël (exécuté par les douces
mains de Tony sur les conseils d'Adèle). En fait, j'ai toujours rêvé de
bonhommes de neige à la Calvin & Hobbes.
24 novembre 2005
Pyongyang
Aujourd'hui, j'ai fait des piles de "Pyongyang" (édité à l'Association) en prévision de Noël et je me suis dit, c'est trop bête que des gens ne connaissent pas encore cette BD. Parce qu'une BD hilarante sur une dictature, c’est possible. Guy Delisle a osé ! Bienvenue en Corée du Nord ! Delisle profite de son voyage en Corée en tant qu'animateur dans un studio de dessin animé pour avoir un oeil extérieur et distancié d'occidental sur ce qu'on peut bien appeler une dictature, un pays offrant une dévotion inconditionnelle à ses leaders, frisant le ridicule. On y croise un peuple « volontaire » exécutant des tâches avilissantes (nettoyer le bord des routes, quel pied !) et des situations kafkaïennes qui seraient drôles si elles n’étaient pas vraies. Franchement on se bidonne car Delisle a le sens de l'observation, de la dérision et de la narration. Puis on frissonne de savoir que ça existe VRAIMENT et que des gens subissent ça au quotidien. Allez, tant que j'y suis, lisez les "Insepcteur Moroni" du même Delisle chez Dargaud en collection Poisson Pilote : vous poufferez devant les aventures de ce flic hyponcondriaque, maniaque, dangereux pour la veuve et l'orphelin tant il est maladroit, vivant en concubinage avec son chien (qui est très jaloux !) et qui malgré sa tonne de défauts, a un égo surdimensionné.
Histoire du soir, espoir ...
22 novembre 2005
Self portrait tuesday
19 novembre 2005
Mea culpa
Mea culpa, j'avoue, j'ai des a-priori.
Littérature hébreu, ça signifiait pour moi littérature engagée, politisée, religieuse voire mystique, bref rien suceptible de m'attirer. Puis une collègue m'a parlé de "Crise d'asthme" d'Etgar Keret en Babel-Actes Sud. Et là, j'ai eu honte de mes préjugés tant ce recueil de nouvelles n'a cessé de me surprendre, m'étonnant de bout en bout. Chaque nouvelle est différente de la précédente, tour à tour violente, lapidaire, onirique, nostalgique, surréaliste. Bref, un plaisir ! Du coup, je lis son deuxième recueil "Un Homme sans tête" toujours chez Actes Sud (merci Obni !) et je savoure...

Bon, maintenant il faut que je m'attaque à mes tonnes d'autres préjugés littéraires : la SF, Werber, Marc Lévy, les romans historiques, la littérature chinoise, la fantasy, etc.
16 novembre 2005
Bellissimo Gipi
Youpi, yeah, aujourd’hui dans mes cartons, il y avait « Le Local »
une nouvelle BD de Gipi sortie dans la nouvelle collection Bayou chez
Gallimard (collection dirigée par Sfar, ça promet !)! Je ne l’ai pas
encore lue, juste parcourue mais c’est de bon augure. J’ai découvert
Gipi grâce à une nouvelle graphique (il existe bien le terme roman
graphique) parue dans « Short – histoires courtes en bande dessinée »
chez Actes Sud BD. J’ai été séduite par l’histoire assez légèrement
mélancolique (un groupe d’amis descendent une rivière en canoë et c’est
la fin de l’été), par toutes les sensations, sentiments, impressions
qu’il arrivait à faire passer avec son dessin assez sobre et des lavis
bellissimi. Ma découverte s’est muée en enthousiasme délirant quand est
sorti « Notes pour une histoire de guerre » toujours chez Actes
Sud BD. L’histoire est plus grave. On y suit trois ados. Un beau matin,
la guerre leur tombe dessus . C’est un lieu atemporel, c’est nulle part
et c’est partout (bien qu’on pense à la Yougoslavie sans qu’elle soit
nommée). Les trois garçon jouent à la guerre, la subissent, la
contrôlent, en abusent… Une spirale de contradictions qui les happe
sans qu’ils n’aient rien demandé, un beau matin.
Je voudrais juste
ouvrir une parenthèse pour dire combien il est difficile de conseiller
à des clients une BD au sujet un peu difficile (le mot guerre fait
peur). Le pire c’est à Noël : «- Je voudrais une BD pour mon neveu » «
- Ah celle là est très bien, c’est 3 jeunes gens pendant la guerre » «
- Ah mais la guerre, ça fait pas très Noël ». Une bonne Bd reste une
bonne Bd quelque soit la période.
15 novembre 2005
Self portrait tuesday
On dirait bien que je suis fidèle....
14 novembre 2005
De l'art et des cochons
Bientôt Noël, vous n’êtes pas sans l’ignorer. J’ai pour vous le cadeau parfait à (s’)offrir : « Période Glaciaire » de Nicolas de Crécy chez Futuropolis : une BD belle, graphique, originale, érudite, fantastique, critique et parfois absurdement drôle. Grosso modo, cela se passe lors de l’ère glaciaire qui ne manquera pas de succéder à notre ère actuelle dans quelques centaines d’années. Une équipe d’explorateurs part à la recherche d’une cité et chaque découverte (un tag, un fanion de l’OM et pour finir le Louvre) est prétexte à supputations, analyses diverses et fantaisistes. Ce qui est drôle, c’est le miroir que De Crécy nous renvoie des différentes théories que l’on peut émettre aujourd’hui et si ça se trouve, on se met le doigt dans l’œil grave ! Il n’y a rien à jeter, le dessin de De Crécy est une pure merveille, j’adore le chien amoureux et c’est imprimé sur du beau papier (ce ne sont pas des arguments à deux balles, c’est un tout !).
Dans un genre radicalement opposé mais tout aussi délectable : « Retour au Collège » de Riad Sattouf chez Hachette. Satouff chronique quelques semaines de vie dans une classe de collège bourge de la région parisienne et on sent la revanche pris sur une vie de collégien un peu paria (puceau-boutonneux-maigrichon-un-peu-aigri-donc-un-peu-méchant). C’est hilarant ET affligeant parce que ce que décrit Sattouf est vrai : obsédés du cul, nombrilistes, enfantins, têtes à claques, ils sont atroces ces ados… Bon des fois, on rit un peu jaune parce qu’on est passé par là et qu’on se reconnaît un peu mais dieu merci, c’est loin alors du coup on rit franchement.
13 novembre 2005
Festivités
Entre le fantôme et la guirlande, on est prêts dès novembre pour Halloween et le 14 juillet de l'année prochaine !










