05 décembre 2005
Naïf ! Super !
Commençons bien la semaine ! J’ai sous le coude un de ces fameux livres qui une fois refermé vous motive et vous pousse au cul (excusez l’expression…). « Naïf, super » de Erlend Loe (chez Gaïa en grand format ou en 10/18 en poche). Naïf ! Super ! Ces deux mots résument bien le livre : mais on peut y ajouter mélancolique, absurde, drôle, surréaliste, pragmatique, nature, compliqué et réconfortant, surtout réconfortant. C’est un livre qui vous décomplexe de faire des choses simples qui vous procurent un plaisir tout bête (lancer un ballon jusqu’à s’en étourdir, taper avec un marteau sans réfléchir, faire des listes, correspondre avec un ami ) alors que le commun de votre entourage trouve ça débile. C’est un livre désinhibant, enthousiasmant, qui me conforte dans l’idée qu’on peut être heureux sans artifices (pour être tout à fait honnête, j’adhère à fond à la théorie, mais dans la vie quotidienne, je suis un peu plus frileuse !).
19 novembre 2005
Mea culpa
Mea culpa, j'avoue, j'ai des a-priori.
Littérature hébreu, ça signifiait pour moi littérature engagée, politisée, religieuse voire mystique, bref rien suceptible de m'attirer. Puis une collègue m'a parlé de "Crise d'asthme" d'Etgar Keret en Babel-Actes Sud. Et là, j'ai eu honte de mes préjugés tant ce recueil de nouvelles n'a cessé de me surprendre, m'étonnant de bout en bout. Chaque nouvelle est différente de la précédente, tour à tour violente, lapidaire, onirique, nostalgique, surréaliste. Bref, un plaisir ! Du coup, je lis son deuxième recueil "Un Homme sans tête" toujours chez Actes Sud (merci Obni !) et je savoure...

Bon, maintenant il faut que je m'attaque à mes tonnes d'autres préjugés littéraires : la SF, Werber, Marc Lévy, les romans historiques, la littérature chinoise, la fantasy, etc.
07 novembre 2005
Richard Brautigan quand tu nous tiens
Pas
besoin d'actualité pour faire parler d'un bon livre. Enfin, en
l'occurence il s'agit d'un auteur : Richard Brautigan. Pour les
amateurs de nouvelles, c'est un régal.
Il est difficile voire
impossible de résumer un livre de Richard Brautigan. Ce qui est sûr
c’est qu’il faut en lire car on y trouve toujours LA
phrase qui vous fait écho et fait résonance pendant longtemps. Comme ce
texte d'ouverture de "Cahier d'un retour de Troie" où Brautigan écrit
une lettre à son amie dont il vient d'apprendre la mort. C'est simple,
touchant, pas racoleur, terriblement triste et pourtant digne. Je ne me
souviens plus des mots exacts mais la sentation éprouvée lors de cette
lecture me revient de temps en temps. Et aussi, les sourires devant ses
nouvelles absurdes et incongrues et ses haïkus d'un nouveau genre.
Sur
mon autel personnel, on y trouve « Journal japonais », « Vengeance de
la pelouse » et « Cahier d'un retour de Troie ». A vous de trouver
VOTRE BRAUTIGAN. IL VOUS ATTEND (quasiment tout est édité en 10/18,
excellente collection dont je ne taris pas d'éloges même si les
couvertures des récentes rééditions sont assez immondes).
04 novembre 2005
Une tristesse douce comme du coton
Le soleil est doux, la météo clémente, l'automne est coloré, le moral est bon DONC on peut se permettre une petite mélancolie passagère (toujours agréable quand on sait que tout va bien par ailleurs). Je vous conseille donc la lecture de "POBBY ET DINGAN" de Ben Rice tout juste sorti chez Pocket. Un court récit très attachant sur les vertus et les dangers de l'imagination. Ici, l’univers d’une petite fille bascule le jour où ses deux amis imaginaires disparaissent. C’est toute sa famille puis la communauté qui se déchirent puis s’unissent pour sauver les invisibles disparus Pobby et Dingan. Une fois ce livre fini, il vous reste une petite tristesse, agréable comme du coton.
31 octobre 2005
Dubois et moi
UNE VIE FRANÇAISE – Jean-Paul Dubois - Points Seuil
Il y a du Philip Roth en JP Dubois. Un même regard critique sur l’époque qu’il traverse ; une même empathie pour ses personnages, tous marquants dans leurs excès ou leurs manquements ; un même sens de la formule qui en fait un bonheur de lecteur. On se bidonne, on est ému, touché dans tous les cas. Un livre très très (très!) chaudement recommandé. Bon, il ne m'a pas attendu pour un succés en librairie et avoir le prix Fémina l'année dernière. Puis tant que vous y êtes, vous pouvez lire ses autres livres ("Kennedy et moi", "Si ce livre pouvait me rapprocher de toi", "Jusque là tout allait bien en Amérique", etc.), il n'y a rien à jeter...
26 octobre 2005
Rock'n'roll !
OWEN NONNE & MARAUDER – DOUGLAS COWIE – CHRISTIAN BOURGOIS.
Ne
cherchez pas la révolution littéraire avec cet ouvrage mais un livre
sincère. Un roman d’initiation où la simple envie de faire un truc (en
l’occurrence du rock) motive les héros. Pas de message à délivrer, pas
d’ambition démesurée, juste du plaisir brut de décoffrage et des tonnes
de spontanéité. La relation qui unie les 2 puis 3 jeunes gens est sans
artifice, vraiment attachante. Honnêtement, ils donnent envie de faire
comme eux : oser se lancer dans l’aventure les yeux fermés. Un livre
tellement motivant qu'il aurait presque sa place en rayon développement
personnel !






