La nostalgie ne vous fait pas de cadeau et frappe toujour en traitre, aux moments où on ne s'y attend pas. Ce n'est pas toujours violent, ce n'est jamais désagréable, c'est parfois un peu douloureux, d'autre fois, c'est doux. C'est juste que parfois on aimerait se préparer à prendre le passé en pleine poire.

- Cet après-midi, le pinceau petit gris de Paboum (mon grand-père mort il y a 20 ans), trouvé dans la boite à galettes de la mère poulard en cherchant un pinceau à pochoir, si doux que je m'en suis carressé les joues avant de chialer comme une madeleine.
- Un matin, l'odeur de lessive de mamie Monette  qui me flatte les narines alors que j'étais en vélo en allant travailler et cette odeur qui réveille mille et un souvenirs d'une précison photographique.
- Dimanche dernier, les vacances à Willis, Algérie, dans les dunes, les galettes de sable dur dont on faisait des perles de sable, les grands herbes avec lesquelles on dessinait dans le sable, les plantes qu'on cassait et qui laissait couler un lait blanc avec lequel on se faisait des tatouages. Ces douceurs d'enfance revenues avec adl à la plage en Bretagne et adl qui me disait "j'aime bien quans tu racontes quand t'étais enfant"
- Souvent, nos débuts amoureux avec Tony au détour d'une chanson entendue à la radio et le sourire banane qui va avec.