31 janvier 2009
En passant...
Hier, une fille m'a demandé "Elisabeth Raquin" de Goya. Euh... "Thérèse Raquin" de Zola, plutôt, non ?
Une autre m'a demandé un témoignage qui se passe au Maroc selon elle. Je le lui donne en précisant qu'il se passe en fait au Yémen. "Oh, j'étais pas loin...". Mouais...
Aussi, j'aime bien quand je conseille un livre en bien et que je vois du coin de l'œil, un ou une cliente qui opine discrètement du chef, je me sens épaulée. Par contre, je déteste quand il ou elle se mêle de la conversation, voire me pique ma place.
Sinon, l'autre jour...
Voilà la preuve que n'est pas Leslie Plée qui veut :-)
26 août 2008
Arrrgghhh
Un truc qui insupporte, fout en boule, hérisse le poil, fait dire des gros mots à la libraire que je suis : les livres dans les pages mode de ELLE. Pour les fringues, on cite les marques, OK ! Pour les bouquins, l'acheteuse de Elle cite le magasin où elle l'a acheté (genre un pauvre livre de poche estampillé "Colette" alors qu'on le trouve même au Casino de Sarzeau (56) ou un livre jeunesse proposé sous la bannière "Bonton bazaar"). Je trouve ça parisianiste, insultant pour les libraires de tous ordres, pour les auteurs et éditeurs des livres qui ne sont mêmes pas cités et même dévalorisant pour les journalistes qui montrent qu'en dehors de quelques concept stores, point d'horizon pour elles, ce qui fait penser d'elles qu'elles sont dénuées de curiosité !
Alors rendons à César : "Ma petite fabrique à histoires" de Bruno Gibert chez Autrement jeunesse, un livre très chouette où vous pouvez composer vos histoires à l'envie.
22 mai 2006
Paname....
Le sacerdoce du libraire, c'est de se lever à 5h pour prendre le
train pour Paris pour assister à la présentation de la rentrée
littéraire des diffusés du Seuil (bon, pour ne rien gâcher la sauterie
se passe au Lutetia et son buffet so delicious !), de se taper un sac
pleins de bouquins qui pèse un âne mort, au bas mot près de 25 kilos
(merci à Anne, ma collègue pour la pose (admirez le ciré breton, quand
on débarque à Paris, on ne fait pas semblant !) et de manger une salade
niçoise dans le TGV retour. Arrivé à 21h30, claquée...
Ceci dit,
comme la nature fait bien les choses, le Lutetia se trouve à côté du
Bon Marché (y-a-t'il quelqu'un dans la salle pour m'offrir la
parfaite petite robe chocolat Zadig & Voltaire du 2e étage ?) où je
me suis battue pour que Anne ne s'achète pas son enième sac et où pour
ma part je me suis vengée sur des coupons de tissus.
06 février 2006
Statistiquement vôtre...
Avec cet outil merveilleux que ce sont les statistiques d'accès, on peut voir quels sont les mots clés tapés sur Google pour arriver chez moi. Bon, je passe sur les recherche de tordus style "mères Noël nue" ou autre "photos de zizis rigolos". Un des mots clés les plus souvent tapés est "Anna Cavalda" (remenber : je parlais dans un vieux post d'une cliente cherchant cette auteure en rayon). C'est drôle quand on sait qu'elle s'appelle Anna Gavalda (avec un G comme Galvanisée). Elle a du bol de vendre autant de livres alors que la moitié des françaises ne savent même pas comment elle s'appelle. On peut penser ce qu'on veut de ses livres mais elle a l'air d'être le genre de femme qu'on veut avoir pour amie. Idem pour Karin Viard ou Marie Desplechin. A propos de cette dernière, dans un article paru dans Livres Hebdo, elle cite cette anecdote : en 2005, dans l'Eurostar, les employés chargés du ménage ont récupéré plusieurs centaines de "Da Vinci Code" abandonnés. Littérature jetable ?
17 décembre 2005
Ah, la douce ambiance de Noël...
Aujourd'hui, que des gens adorables et compatissants qui nous
soutiennent à coups de "bon courage" SAUF une dame bien mise (ce sont
les plus garces !) qui m'a reproché de ne pas avoir su anticiper sur
l'affluence de Noël tout simplement parce qu'on n'avait plus les livres
qu'elle voulait ! Il y a des gens qui ont l'art de ne pas se remettre
en question et de faire porter le chapeau aux autres. Est-ce ma très
grande faute si elle s'y prend au dernier moment ?
Sinon, une
autre dame m'a demandé où on cachait nos livres d'Anna Cavalda "J'ai
regardé à C, j'ai rien trouvé !". Bon, c'est sûr qu'une fois qu'on sait
qu'elle s'appelle Anna Gavalda, c'est plus facile à
trouver ! Mais elle, elle a rit de sa méprise et cela fait toute la
différence avec la première qui est partie dans un soupir avec
haussement d'épaule. je crois qu'on peut désarmer les gens les plus
chiants avec un sourire car on peut rien reprocher à un sourire, non ?
Pour rester dans le sourire, courez-vite sur le blog de Vincent Cuvellier (ce type me fait vraiment rire (son copain Ben aussi) en plus d'écrire des bons bouquins), il vient de faire un poutch et de s'auto-proclamer président de la république et il distribue les ministères. J'ai demandé la Culture alors soyez sympas de me la laisser, please...
15 décembre 2005
I have a dream...
Fatiguée, éreinté (mon dos), blanchis (mes genoux), échaudés (mes petits pieds), écorchées (mes petites mains), énervée (de ne JAMAIS avoir de vacances à Noël avec les gens que j'aime), pauvre (car mal payée). Qui a dit que libraire était un chouette métier ? La démission me fait de l'oeil, vous n'auriez pas des idées de boulot à me proposer (avec vacances possibles pendant les vacances scolaires, salaire correct, pas trop statique, pas de boulot le samedi, qui fasse fonctionner l'intellect... ). J'en demande trop, hein ?







